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Expérience d’auteur

Reynaldo Bueno

Reynaldo Bueno, auteur de Le rituel du taxidermiste

« Mais pourquoi attendre d’avoir une caméra, des acteurs, un décor et des éclairages sophistiqués, alors que je peux créer mon film avec des mots ? »

Salut, je m’appelle Reynaldo Bueno, j’ai 16 ans et je suis étudiant en secondaire 4 à l’école de la Cité-des-Jeunes, à Vaudreuil-Dorion. Mes passions pour la cinématographie et la littérature ont toujours été étroitement liées dans mon cœur. L’une ne peut pas vivre sans l’autre. Voilà pourquoi j’ai décidé, il y a 3 ans, de réaliser mon premier film… par le biais des mots.

Reynaldo Bueno, auteur de Le rituel du taxidermiste

D’où et quand vous est venue l’idée d’écrire un livre ?

L’art de raconter m’a toujours fasciné. J’ai dévoré beaucoup de livres quand j’étais au primaire et je tournais plusieurs courts-métrages en dehors de l’école. Mon intérêt pour l’écriture s’est manifesté en 6e année, après avoir lu mon premier thriller. En le lisant, j’ai eu l’impression de m’immerger dans un film palpitant. Je visualisais chaque émotion des personnages, chaque scène de suspense avec les différents angles et prises d’une caméra. C’est là que s’est fait le déclic en moi : mêler mes deux passions. J’ai donc commencé à rédiger mon premier roman à l’âge de 12 ans.

Au départ, j’étais en véritable terrain inconnu. J’explorais, j’expérimentais, je tâtonnais, mais surtout, je m’amusais. J’ai tranquillement bâti une histoire humoristique pour enfants, mais entre-temps, j’ai gagné en maturité, mes intérêts ont changé, et je me suis enfin décidé à abandonner ce projet. J’ai opté pour la science- fiction, cette fois. Pendant des mois, j’ai été très motivé et discipliné par ce projet… jusqu’à temps que je vive pour la première fois le syndrome de la page blanche. Les idées ne venaient plus. Je ne savais plus comment résoudre les illogismes de mon intrigue. Mon projet ne me plaisait plus, mes personnages ne m’enrichissaient plus. Il me manquait quelque chose. Il me manquait… un plan d’écriture.

Comment s’est passée l’écriture de vos livres ? Avez-vous rencontré des difficultés ou des blocages pour finaliser votre manuscrit ?

Avant « Le rituel du taxidermiste », je construisais mes intrigues au fur et à mesure que mes idées se pointaient le bout du nez. Autrement dit, j’improvisais. Ce qui semblait comme une méthode inoffensive m’a amené beaucoup plus de problèmes par la suite. Incohérences dans l’intrigue, arc narratif instable, psychologie des personnages superflue, entre autres.

Après avoir reçu les commentaires d’un coach d’écriture, j’ai compris à quel point ma routine avait un impact négatif sur mon travail. Ce qui a été plus difficile pour moi a donc été de complètement changer ma façon d’écrire et de devoir réécrire mon livre sous un œil critique. Un autre frein a été l’école. Au fur et à mesure que je progressais académiquement, la charge de devoirs ne cessait de s’amplifier, me laissant peu de temps pour écrire. J’ai dû vivre avec la gestion de mes horaires : celui dédié aux études, et celui dédié à ma passion. Même à ce jour, j’éprouve encore de la difficulté à maintenir le rythme, mais j’ose espérer que je finirai par trouver un équilibre.
Pourquoi avez-vous choisi d’écrire sur ce sujet en particulier ?

La taxidermie en tant que telle n’était pas le sujet qui m’attirait, mais plutôt l’idée de faire ressentir de vives émotions chez le lecteur, dont la peur, de manière originale. Les concepts des histoires d’horreur devenaient répétitifs à mon goût, et je me suis creusé la tête pour trouver une façon de détonner dans ce milieu industriel rempli de compétition. Curieusement, plus je réfléchissais, moins l’originalité venait… Mais soudain, lors d’un cours d’histoire en secondaire 1, mon idée est venue à l’improviste. Mes camarades de classe et moi étions en train de visionner un documentaire. Pendant qu’ils notaient des trucs sérieux, moi, j’ai vu un gros plan terrifiant d’un chevreuil empaillé, et puis là, une question m’est venue : « Est-ce qu’on peut empailler des humains ? » Oui, je sais, c’est bizarre. Mais parfois, les idées les plus tordues sont les meilleures… ou les plus effrayantes, au choix.

Le 4 décembre 2021, confiné dans ma chambre, avec beaucoup de motivation et beaucoup de temps libre, ce concept est revenu me hanter. J’ai attrapé mon ordinateur et j’ai commencé à écrire. L’histoire a grandi. L’angoisse, les personnages, les ambiances… tout prenait vie sous mes doigts. Et croyez-moi, quand je relis certains passages aujourd’hui, je me dis parfois :« Mon Dieu, pourquoi est-ce que mon esprit était aussi morbide à 13 ans ? »

Détrompez-vous, « Le rituel du taxidermiste » n’est pas qu’une histoire bourrée de sang et de gore. À travers mes personnages, j’ai voulu explorer des thèmes qui m’ont toujours touché : la négligence parentale, la violence conjugale, la jalousie entre amis, la rédemption chrétienne, ainsi que la lutte entre le bien et le mal… Ces luttes, je pense, trouveront un écho en chacun de vous, même si ni vous ni moi ne les avons nécessairement vécues. Parce qu’au fond, nous sommes tous en quête d’un but commun : l’amour, la paix et le sens. Lorsqu’on évoque les qualités fondamentales d’un auteur, la créativité, la persévérance ou encore la maîtrise de la langue sont celles qui nous viennent aussitôt en tête. Pourtant, j’ai toujours considéré que l’empathie était LA plus essentielle. Écrire, c’est savoir se glisser dans la peau de ses personnages, comprendre les moindres aspects de leur psychologie et les raisons profondes qui motivent leurs actions.

Pourquoi avez-vous choisi BouquinBec pour publier votre livre ?

Dans mes projets créatifs, ce qui me rassure, c’est d’avoir le contrôle. Avec le temps, j’ai pris conscience d’un leadership inné en moi. Ce n’est pas pour rien que je rêve de devenir réalisateur ! Cependant, j’ai vite compris qu’avec la publication traditionnelle, l’écrivain perd beaucoup ce contrôle-là, autant dans son histoire que dans les délais de production. Je tenais vraiment à ce que mon livre soit publié à mes 15 ans, alors devoir attendre la réponse d’une maison d’édition — qui peut prendre plusieurs mois, voire un an — n’était pas envisageable. Bien que les côtés marketing et distribution soient plus ardus, je suis satisfait avec mon choix, car en fin de compte, j’ai eu ce que je souhaitais : la liberté absolue sur ce que je crée et sur ce que cela me rapporte.

Pouvez-vous nous décrire votre expérience de publication avec notre équipe ?
Simple, efficace et professionnel : trois mots qui décrivent parfaitement BouquinBec. En cherchant des maisons d’éditions, leur site web a piqué ma curiosité. J’ai rapidement rempli le formulaire pour les contacter et j’ai reçu une réponse dans les trois prochains jours. Tout d’abord, on m’a référé à un coach d’écriture, qui a analysé mon texte en vue de le peaufiner. J’ai ensuite fait affaire avec une réviseuse linguistique, qui a poli le tout à la hauteur de mes attentes, et ce, en l’espace d’un mois. En outre, un infographiste m’a aidé à concevoir la mise en page du manuscrit selon mes critères. Enfin, j’ai eu droit à une copie d’approbation avant l’impression des exemplaires, qui est d’ailleurs d’une qualité exceptionnelle. Bref, tout s’est déroulé sans accrocs. Considérant que je suis jeune et que je n’avais aucune expérience dans le domaine, cette simplicité, combinée à leur professionnalisme, m’a vraiment rassuré. Jamais je n’aurais pensé que publier un livre, c’était aussi accessible!
Quels conseils donneriez-vous à d’autres auteurs qui envisagent de se lancer dans la publication de leur livre avec BouquinBec ?
N’optez pas pour l’autoédition si vos compétences en marketing sont faibles ou du moins, si vous n’êtes pas déterminés à les acquérir. Être son propre éditeur, ça implique de savoir rejoindre une communauté de lecteurs, car une fois publié, votre livre ne se vendra pas tout seul. Personnellement, je trouve qu’un des meilleurs outils pour promouvoir son œuvre, ce sont les réseaux sociaux. Quoi de mieux pour atteindre un public plus large ! J’ai comme ambition cette année de me lancer dans la création de contenu sur mes comptes Instagram et TikTok (@reynaldobueno_auteur).
Prévoyez-vous l’écriture d’un prochain livre ?
Certainement ! Mon aventure ne s’arrête pas ici. Mes goûts évoluent, cependant, et j’aimerais explorer des sous-genres tel que les thrillers dystopiques, les thrillers psychologiques, la romance ou encore la poésie. J’ai déjà quelques idées en tête… il ne reste plus qu’à les mettre sur papier !

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