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Expérience d’auteur

Raymond Desmarteau

Raymond Desmarteau, auteur de Symphonie – Sinfonia
Bonjour. Je m’appelle Raymond Desmarteau.
Disons que j’ai bourlingué au cours de ma vie. Au départ, j’avais un goût prononcé pour les sciences. J’ai donc entamé des études en Sciences Pures puis en Géologie, mais… et c’est un gros mais… la guitare s’est immiscée dans ma vie. Et, avec elle, la passion d’écrire des chansons.
Ce que j’ai fait pendant une quinzaine d’années, deux disques, des tournées pancanadiennes et européennes, des Saint-Jean en Outaouais, à Longueuil, sur la Côte-Nord et ailleurs. Il y aussi eu des milliers de kilomètres parcourus entre divers engagements, des crevaisons, des moteurs qui refusaient de démarrer etc. Et aussi, surtout, des souvenirs magnifiques de couchers de soleil, de sourires dans les salles, d’étreintes et de bonheur de vivre.

Si ça vous chante (jeu de mot facile) vous pouvez retrouver quelques-unes de mes chansons sur : https://soundcloud.com/raymond-desmarteau

De là, un beau jour, la musique m’a fait savoir que je devais passer à autre chose, comme une amante généreuse avec qui on aura vécu une passion dévorante et délicieuse mais qui est arrivée à son terme.
Raymond Desmarteau, auteur de Symphonie – Sinfonia
Et elle avait raison.

J’ai toujours adoré les métiers de la communication, surtout la radio. De fil en aiguille, j’ai réussi à en faire durant une quarantaine d’années. Bon, si vous faites la somme des ans, ça commence à faire beaucoup. Dites vous qu’il y a quand même eu une dizaine d’années de concomitance radio/chanson. Je ne suis pas centenaire ni grabataire, loin de là. 😊

Cela dit, le métier de communicateur, celui d’animateur est fascinant, passionnant. Il m’aura permis de poser mes pénates de Montréal à Ottawa, de Toronto à Vancouver; de vivre en Allemagne pendant quelques années puis d’aller en reportage en Russie, au Myanmar, à Singapour, au Japon.
D’où et quand vous est venue l’idée d’écrire un livre ?
J’ai toujours aimé la musique, j’en ai fait longtemps et j’ai aussi été membre pendant quelques années du comité artistique de l’Orchestre Symphonique de Longueuil où j’assistais maestro Marc David au montage des saisons de l’orchestre, tant en version symphonique qu’à l’échelle d’orchestre de chambre. De plus, j’avais l’insigne honneur de présenter les concerts sur scène. J’ai aussi puisé beaucoup de connaissances du fonctionnement d’un orchestre de cette nature en rédigeant les demandes de subventions auprès des ministères – Culture au Québec et Patrimoine à Ottawa.

C’est dans ce contexte que l’idée d’écrire une fiction qui se déroulerait dans l’univers d’un orchestre fictif est née.

Souvent, l’idée d’écrire une histoire, que ce soit un roman, une nouvelle ou encore une chanson, ça commence par « et si … » et là, on se lance, on se trompe, on hésite, on revient sur nos pas, on avance, on se questionne, on rit de ce que nos personnages nous font vivre, nous font découvrir. On pleure leurs peines, on se passionne avec eux.

« Et si … » vous emmène au bout de vos rêves, de vos errances, vers une certaine forme de paix, de quiétude.
Le mot « Fin » déposé sur le texte a un effet déroutant et profondément apaisant tout à la fois.
Pourquoi avez-vous choisi d’écrire sur ce sujet en particulier ?

Bêtement et simplement parce que j’en avais envie et aussi par défi. Est-ce que je peux déposer une fiction sous forme de roman dans l’univers d’un orchestre symphonique ?

Comment s’est passée l’écriture de vos livres ? Avez-vous rencontré des difficultés ou des blocages ?
Étonnamment au départ, l’idée était d’écrire une série télé. Disons que cela coulait de source, les dialogues s’enchevêtraient, l’histoire avançait.
Arrivé à un certain point, j’ai su que je devais aller plus loin, approfondir les personnages, les chocs des idées et des situations. Ces besoins, je savais pouvoir y faire face en écriture romanesque. Quant à l’écriture pour la télévision, c’est une forme de prose complètement différente.
Peu à peu, je perdais le fil de trame de mon histoire et je sentais qu’elle laissait à désirer en ce qui a trait à l’intensité dramatique.
J’ai donc décidé de repartir du début en me servant de ce qui avait été écrit pour la télévision et de retravailler le tout sous forme romanesque.
Au fil de l’écriture et surtout des révisions, j’ai eu de l’aide de personnes qui l’ont lu, relu, commenté etc. Des gens tels ma conjointe et complice de chaque instant, Brigitte Laguë. Brigitte possède un sens aigu de la chronologie et de la ligne du temps. Symphonie-Sinfonia en a beaucoup profité.
Ma sœur Luce Desmarteau et mon ex-collègue animatrice et journaliste Marie-Claude Lavallée ont été des lynx au regard pointu dans le déroulement de la grammaire et de l’orthographe, de la justesse du ton à la tension dramatique.

Nathy d’Eurveilher (essensdesmots.com) de Québec a été sans pitié en Bétâ lecture, tout comme Patrick Parmentier de Belgique. Et c’est tant mieux.

Je dois aussi beaucoup à maestro Marc David pour le regard intime qu’il m’a permis d’avoir dans l’antre de la bête qu’est un orchestre symphonique.
Le reste, c’est de la fiction. C’est ça mon truc, inventer des fictions. D’où le « et si … ».
Pourquoi avez-vous choisi BouquinBec pour publier votre livre ?
Bonne question en effet.

Parce que j’ai cru en la proposition. Parce que j’ai été impressionné par l’approche humaine, par le suivi chaleureux, par ses gens.

Évidemment, une autopublication accompagnée exige plus de travail de ma part qu’une publication classique chez un éditeur. Cela dit, on peut suivre le cheminement de son œuvre d’une façon très humaine, tant avec Sylvie Dulac qu’avec Mafer Rico.
J’ai aussi adoré le contact avec le graphiste Alejandro Natan et je suis enchanté de son œuvre.
J’ai aussi choisi BouquinBec pour cette possibilité de publier rapidement, professionnellement, efficacement sans me plonger dans un gouffre ($) duquel il serait difficile de remonter.
Pouvez-vous nous décrire votre expérience de publication avec notre équipe ?
La prise de contact est toute simple, efficace. Cela dit, plus on se parle, plus c’est convivial. On voit rapidement que l’on a affaire à des gens qui aiment leur travail.
Il est de même avec les estimations, la précision des données etc. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec le graphiste proposé, comme j’ai dit plus haut. Enfin, l’impression de mon roman est tout ce qu’il y a de solide, professionnel, haut de gamme. En ce qui a trait au bouquin lui-même, je suis un auteur ravi, comblé.
J’ose croire que la suite des choses s’inscrira dans cette lignée, ce qui est tout à l’honneur de BouquinBec et de ses gens.
Conseils, accompagnement et vente en ligne, dans mon cas c’est à suivre.
Je réitère le fait que dans le cas d’une autopublication, même accompagnée (et c’est tant mieux), l’auteur doit mettre la main à la pâte, faire ses devoirs, poser des questions.
Comme le dit le proverbe québécois : « Il faut que les bottines suivent les babines ». L’autre belle formule d’ici, savoureuse, s’applique également : « Quand on veut du sucre à la crème – du sucàcrème – on s’en fait. »
Quels conseils donneriez-vous à d’autres auteurs qui envisagent de se lancer dans la publication de leur livre avec BouquinBec ?
Faites vos devoirs, lisez, posez des questions, comprenez les enjeux etc. Il n’y aura peut-être pas d’immense gloire qui vous tombera dessus mais peu importe. L’idée ici c’est de bien comprendre que l’on peut être publié, c’est possible. Que de devoir attendre plein d’espoir l’accord d’un éditeur – quoique cela est très chouette c’est vrai – n’est pas la seule avenue qui se présente quand vient le moment où l’œuvre qui est « à soi » devient « de soi », qu’elle a sa vie propre.
BouquinBec vous accompagnera. Il y a plusieurs services à la carte. On peut choisir de s’en prévaloir ou non. Nous sommes le chef d’orchestre (sans jeu de mot cette fois) de notre projet, de sa conception, de son idéation, de son cheminement jusqu’à sa publication.
Et, ce qui est primordial, nous ne sommes pas seuls dans la forêt.
Il faut aussi être réaliste et bien faire son budget. Graphisme, mise en page, ISBN, ePub, promotion lancement etc. Ça sort de nos poches. C’est après, quand le livre est vendu – foires du livre, marchés régionaux, réseau personnel et/ou professionnel que nous ne sommes pas bloqués à 8% du prix vendu.
Autre aspect intéressant également, celui d’aller à la rencontre de libraires indépendants qui acceptent de prendre deux ou trois copies en consigne. Croyez-moi, c’est très gratifiant.

Comment votre parcours professionnel dans le domaine musical a-t-il façonné votre approche de l’écriture ?

Pour répondre à cette question, j’utiliserais le sous-titre de Symphonie-Sinfonia.
« Quand les mots résistent aux maux, même le silence redevient musique. »
Est-ce que certaines expériences de votre carrière (à la radio/ auteur/compositeur) ont directement nourri l’inspiration de ce livre ?
Oh que oui.
En fait, je suis une éponge à aventures. Je note tout plein de trucs qui très souvent ne servent à rien dans un premier temps mais qui mènent à quelque chose d’autre qui fait de même et ainsi de suite.
Prévoyez-vous l’écriture d’un prochain livre ?
J’ai un roman complété qui entre dans sa phase révision et réécriture au début de l’année prochaine. Si tout va pour le mieux, il paraîtra à l’automne 2026.
Quant à la prochaine histoire à naître, le fil conducteur est là, je suis à attribuer des identités à mes personnages, à camper le décor, à jouer dans les nuances. Donc, encore beaucoup de travail avant même d’amorcer la partie écriture du roman.
Avez-vous d’autres choses à partager de votre expérience de publication ?
J’ai connu l’expérience classique d’avoir un éditeur qui croyait en mes livres. Mes trois premières œuvres ont d’ailleurs été publiées de cette façon. Post pandémie, cette maison a décidé de se concentrer sur ce pourquoi elle avait été fondée, le livre d’histoire, et de laisser tomber sa section fiction.
Je me suis donc retrouvé orphelin d’éditeur.
J’ai aussi connu deux expériences d’autoédition « dite » accompagnée en France.
Résultat: Deux zéros pis une barre. J’y ai perdu de l’argent, aucune forme de promotion (promise d’ailleurs).
Donc, si jamais un de mes livres est publié en Europe ou ailleurs, ce sera grâce à un éditeur. Je ne m’occupe plus de cela.
Ici par contre, n’étant pas une « valeur sûre » (lire vendeur de plus de mille livres – qui l’est en passant?), une approche plus intime s’imposait. Voilà où j’en suis. Heureux, satisfait, mon livre est beau, les commentaires sont très touchants.
Pour le reste, à suivre!

Symphonie – Sinfonia

Symphonie – Sinfonia explore les déchirures et les cicatrices au sein de l’Orchestre Philharmonique Québec Monde (OPQM), l’un des plus grands orchestres symphoniques au monde. Grâce au courage et à la ténacité de ses membres, l’orchestre parviendra peu à peu à transformer sa culture interne marquée par la dictature, pour instaurer une gouvernance plus humaine.
Sur fond de grandes histoires d’amour et de volutes ensorceleuses nées de l’érotisme de la scène, le roman met en lumière des personnages qui s’entraident, s’entre-déchirent, dissimulent de profondes blessures, apprennent à vivre avec elles et tentent, tant bien que mal, d’être heureux dans un univers fait d’excellence, de virtuosité, de passion et d’émotions exacerbées par la scène et l’adulation du public.