Expérience d’auteur
Jean-Pierre Campeau
Je suis né d’une mère-maîtresse d’école de rang. Dès l’âge de 15 ans, elle commença, chaque automne, à aller s’enfermer, au fond des bois, dans une petite cabane sans services, pour y faire la classe. Le soir, ses corrections terminées, ma mère s’ennuyait. Alors, pour chasser son spleen, elle avait décidé d’apprendre le dictionnaire par cœur. À chaque soir, une page ou deux. De sorte que cinq ans plus tard, elle disposait d’un vocabulaire à faire rougir le curé de la paroisse. Ma mère adorait cette langue aux mille nuances qui, disait-elle, permettait, à l’aide de quelques mots, de construire un empire d’émotions.
À l’âge de 11ans, je suis entré au pensionnat, diktat de mon auguste mère, je devais faire mon cours classique. Puis elle me fit goûter à la fine écriture de Gabrielle Roy, puis à la poésie de Félix Leclerc. C’en fut fait: ma maîtresse de mère avait réussi à injecter dans mes veines la passion de l’écriture. Profitant de mes temps libres, j’écrivais des poèmes, des alexandrins, forçant la rime… une écriture réussie me procurait bien du plaisir. Je souhaitais devenir écrivain. La vie en décida autrement. Je me souviens encore de ces paroles de ma mère: « Écrivain, mon fils, tu n’iras pas très loin ». Alors le bras de mon père me poussa vers un ailleurs. Faisant fi de ce destin, je continuai à écrire.
En l’an 2000, il me prit l’envie d’écrire cette histoire, sous la forme d’un roman. Je publiai alors cette première œuvre, à compte d’auteur. Depuis, je ne peux m’empêcher d’écrire, toujours j’y découvre du bonheur.
Un jour, j’ai fait la connaissance d’une nouvelle solution d’édition: BouquinBec. Une entreprise honnête, offrant d’excellents services, ainsi qu’une production sans faille. Avec elle, je me sens en sécurité. Récemment, j’y publiais mon dixième roman.







