";s:21:"divi_integration_body";s:1562:"

Expérience d’auteure

Albane Cannaferina

Albane Cannaferina, auteure de Marquée au fer rouge

Je m’appelle Albane Cannaferina, mais les lecteurs me connaissent sous le nom d’Albane.C
Je suis née en France, d’origine italienne, et j’ai immigré au Québec en 2003. Trois ans plus tard, je suis devenue canadienne.
Sur le plan académique, j’ai une maîtrise en affaires et négociations internationales, et je suis aussi sommelière, deux univers très différents, mais qui ont en commun le sens du dialogue, de la nuance et un certain goût du détail. Depuis presque huit ans, je travaille en politique, un milieu où l’écoute, la stratégie et la psychologie humaine prennent toute leur place.

Et puis, le 15 septembre dernier, j’ai publié mon premier roman, Marquée au fer rouge.

Si je devais résumer le lien entre ce livre et mon parcours, je dirais que j’ai voulu explorer ces zones d’ombre où l’humain vacille là où la psychologie, les blessures et la résilience se rencontrent. D’ailleurs, la négociation internationale et la psychologie ont beaucoup en commun : ce sont deux arts du lien humain, où tout se joue dans l’invisible, les émotions, les peurs, la confiance, les rapports de pouvoir.
Albane Cannaferina, auteure de Marquée au fer rouge

Dans une salle de négociation comme dans la vie, chacun arrive avec ses cicatrices. L’enjeu n’est pas seulement de trouver un accord, mais de comprendre ce qui, chez l’autre, le pousse à résister ou à céder.

Et la résilience, c’est le fil rouge autant dans la diplomatie que dans l’écriture. Dans Marquée au fer rouge, cette résilience prend racine dans la manipulation psychologique et les violences faites aux femmes, des réalités dures, souvent tues, mais essentielles à nommer. Comme dans une négociation, il s’agit de reprendre le pouvoir sur sa propre histoire, de transformer le chaos en équilibre fragile et, quelque part, d’apprendre à se reconstruire sans renier ses cicatrices.

D’où et quand vous est venue l’idée d’écrire un livre ?
Ça faisait très longtemps que je voulais écrire. J’avais besoin de donner une voix à certaines colères, à des choses qui me bouleversent profondément et me mettent hors de moi.
Pour moi, les poser sur papier, c’était la meilleure façon de leur donner du sens — de transformer l’indignation en création. Écrire, c’est aussi un exercice d’honnêteté: on relit, on rature, on cherche le mot juste. On finit par comprendre ce qu’on ressent vraiment.

Marquée au fer rouge, c’est un peu ça : un coup de gueule, mais structuré, une émotion brute transformée en récit. Parce que parfois, mettre les mots sur l’injustice, c’est déjà une façon de la combattre.

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire sur ce sujet en particulier ?
Comme je le disais avant, certains sujets me touchent plus que d’autres pour de multiples raisons.

Marquée au fer rouge est un polar contemporain à la fois cru et sensible, ancré dans les violences — physiques et psychologiques — faites aux femmes. C’est malheureusement un roman d’actualité, mais aussi un miroir tendu à notre société, écrit avec la tension d’un thriller et la tendresse d’un regard lucide.

Le personnage principal, Valérie, est un hommage à toutes ces femmes.
Comment s’est passée l’écriture de vos livres ? Avez-vous rencontré des difficultés ou des blocages ?
En fait, comme j’étais complètement novice, j’ai pris les choses… disons, à l’envers. (rire)
J’ai commencé par écrire un manuscrit sans connaître la moindre “règle” d’écriture — pas de structure, pas de méthode, juste beaucoup d’enthousiasme et un sens de l’organisation qui m’a, heureusement, sauvée du naufrage.

Cela étant, j’ai suivi les conseils avisés de Sylvie de Bouquinbec et j’ai fait appel à une coach littéraire (Nathy d’Eurveilher), et honnêtement, sans elle, Marquée au fer rouge ne serait jamais devenu le livre que je voulais.

Je n’ai jamais eu de vrai blocage, mais certains passages ont été… sportifs. Quand on travaille sur des émotions aussi fortes, et qu’on relit les mêmes scènes pour la centième fois, il arrive un moment où on se demande :
– Bon… est-ce que je continue ou j’ouvre une bouteille pour tout oublier ? (rire)

Mais finalement, il y a toujours cette petite flamme qui se rallume. Cette voix intérieure qui dit : « Allez, tu ne vas pas lâcher maintenant ! »

Et c’est ce que j’ai fait. J’ai continué. Parce que, je crois que, c’est un peu dans mon caractère: quand je commence quelque chose, je vais jusqu’au bout, quitte à apprendre à nager en plein milieu de l’océan.
Pourquoi avez-vous choisi BouquinBec pour publier votre livre ?
Pour différentes raisons, mais surtout pour l’accompagnement et la facilité d’exécution une fois que le projet est ficelé.
Pouvez-vous nous décrire votre expérience de publication avec notre équipe ?
Mon expérience avec votre équipe a été vraiment positive. Dès le premier contact, j’ai senti beaucoup d’écoute et de professionnalisme. L’accompagnement tout au long du processus — des conseils sur le manuscrit à l’impression et la vente en ligne — a été très clair et efficace, tout en respectant ma vision. Je me suis sentie guidée, mais libre, et c’est exactement ce dont on a besoin quand on publie pour la première fois.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres auteurs qui envisagent de se lancer dans la publication de leur livre avec BouquinBec ?
Je dirais d’abord : n’ayez pas peur d’être débutant!
On apprend vraiment en écrivant, en se trompant, en recommençant. Ensuite, faites beaucoup de recherches. Même dans la fiction, les détails vrais donnent de la crédibilité et de la profondeur. Et surtout, souvenez-vous qu’écrire, c’est réécrire. Encore et encore. Le premier jet, c’est juste la matière brute. Après, on taille, on polit, on coupe, on recommence jusqu’à ce que le texte sonne juste ou que la coach dise : « oui c’est bien ».
Je crois qu’il faut aussi savoir s’entourer : un bon regard extérieur, ça change tout. Et puis, ne lâchez pas. Il y aura toujours un moment où vous douterez, mais c’est souvent là que le meilleur est sur le point d’arriver.
Prévoyez-vous l’écriture d’un prochain livre ?
Je ne veux pas trop en dévoiler, mais disons que Valérie n’a pas dit son dernier mot.
Je pensais en avoir fini avec elle, mais manifestement, elle, non. Et connaissant son tempérament… je crois qu’elle me réserve encore quelques nuits blanches.
Pour suivre Albane sur les réseaux sociaux :

Marquée au fer rouge

Et vous, à quel moment auriez-vous compris que quelque chose clochait ?

Lorsque Valérie a quitté son pays pour fuir son ex, menteur et infidèle, elle rêvait du parfait prince charmant. Elle avait beaucoup d’atouts pour le trouver : intelligente, fonceuse, pétillante ; mais elle cachait aussi une blessure – sa faille. De la France au Québec en passant par le Texas, sa quête du grand amour sera une succession de désillusions et de luttes. Valérie découvrira que derrière les regards enjôleurs, les mots doux et les promesses chimériques se cachent des prédateurs.