L’automne passé, notre auteur Philippe Mayrand (alias PJ Chadwick) est allé au salon du livre de l’Estrie : en moins de 3 jours, il a vendu 70 livres ! Il a accepté de nous partager son expérience et de donner quelques conseils personnels :

Je m’appelle PJ Chadwick, j’ai publié Le Rêve, qui est le premier tome de l’épopée de Carla Jouvenssen ; c’est une trilogie fantastique.

Quand je suis arrivé au salon, je n’avais vraiment aucune idée, aucune attente. Le jeudi, la première journée, je n’avais pas encore vendu de livre à trois heures de l’après-midi. Ça faisait donc plus de six heures que je me débattais pour essayer de trouver un acheteur…

Et à un moment donné ça c’est débloqué : un monsieur est venu vers moi et on n’a pas parlé du livre. On a parlé de la vie et il a fini par me dire : « Toi je t’aime bien et en fait ton livre je m’en fous un peu… c’est toi que j’achète !« .

Qu’est-ce que ça a changé pour toi ?

À partir de ce moment-là, il y a comme quelque chose qui s’est débloqué : je n’étais plus dans une optique de vente, je ne cherchais plus à vendre mes livres mais vraiment à connecter avec les gens. J’ai connecté avec plein de jeunes, des plus jeunes aux ados, et c’était vraiment super de voir leurs réactions, de les voir rire, de les voir embarquer dans l’univers…

Mon secret ce sont des dessins : je propose des dessins aux jeunes qui passent, aux enfants. Comme ça, ça ouvre un dialogue, et après ça on peut embarquer dans l’univers de Carla.

Quels ont été les résultats de ces échanges ?

Je n’avais pas d’attentes quand je suis arrivé samedi, mais en deux heures et demie j’ai vendu tous les livres qu’il me restait.

C’était fou, c’était une personne après l’autre, il y avait même un petit attroupement à certains moments et il fallait que je plonge par dessus les gens pour leur distribuer mon livre !

En tant qu’auteurs autopubliés, on est nobody, personne ne nous connaît, et on est même un peu vus comme des outsiders. Mais à ce moment-là je pense qu’on a brisé la glace et on a prouvé à tout le monde que tu n’as pas besoin d’être édité ou publié par une maison d’édition pour te faire connaître, pour pouvoir partager ce que tu fais.

Qu’est-ce que ça t’a apporté pour la suite ?

Cette expérience-là m’a tellement inspiré que je me suis dit que c’était impossible que j’abandonne mon projet d’être écrivain. J’étais vraiment sur le point de lâcher prise, parce qu’on met tellement de travail, on investit tellement de nous-même là-dedans… à un certain point, si tu restes pris dans ton sous-sol avec tes livres ça ne fait aucun sens.

Être auteur, s’est avant tout se faire dire non régulièrement. Mais avec le temps tu finis par développer des réflexes, par changer un peu ton discours, ton approche… la pratique du discours, la pratique de ton discours, c’est vraiment ça qui fait la différence. Et j’ai vraiment eu la chance de me pratiquer à ce salon !

Je voudrais vraiment remercier BouquinBec de m’avoir permis de vivre cette expérience-là, d’aller au salon du livre de l’Estrie, et de pouvoir… en quelque sorte sortir de ma coquille !

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